*EVOLUTION REVOLUTION- allumer- [saltimbanques]- XIII*




Question de dosage, même si nos subtilités sont contrastées, tu verras, du rose à bout d'horizon...


J' 'encre à tout va, le papier chiale à force d'être rapé, tant pis pour lui. Et tant pis pour moi s'il me fait faux bon, d'ailleurs. Pénible envie de réfléchir dans un vide équivoque, en ce moment.
Entretient de grands matricules, idées reçues, idées foutues, mais j'ai pas l'ambition fertile. Rien qui brosse le remord. Je suis l'arbre et le réverbère, l'éléphant puis le revolver. [Terrible] envie de partir, donner de la couleur à l'asphalte, se faire bouffer par l'espace. Je veux tirer à bout portant dans ce "là" de misère pour une superbe étoile, pour que ton sourire carbonise. Un nouveau paradis, vapeurs artificielles, lâchez mes étiquettes. Les cils qui s'enflamment, les dents qui m'abîment, les yeux qui mordorent, les mains qui argentent, les chemins se tairont pour que le vent picore tranquille. Du rose à bout d'horizon, tu verras *



Hey, toi, tu sais,
L'oiseau enterré fait le deuil de nos merdes.
Convertis l'aiguille en fleur et arrondis l'éclair,
et crie, le monde se tait
il s'éloigne avec ton sale écho.


J'écris j'écris j'écris, plus en plus fort, à m'en broyer les mâchoires des mains ; j'ai peur de ne plus savoir rien dire un jour, mais j'aurai de quoi relire ce qui vogue vague dans mon BoOm - et toi, tu seras encore là, parce que j'ai envie besoin.

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Je suis l'été, je suis l'automne, je suis l'hiver. Je suis demain, je suis ailleurs. Je suis ici ; vous ne savez pas. Je suis l'abdomen du rien, je digère des brumes et des vagues. Je suis le feu, je suis la glace, je suis carmin et je suis pâle. Je suis pessimiste et plastique, modulable étanche et futile. Je me taris et vous donne quelques images à consommer. Je suis la feuille et je suis l'encre, je suis la toile vierge et luisante. Je suis de peau, de chaire et d'os, je suis de sang, de larmes, de sueurs, je suis cicatrices et rumeurs. Je suis couleurs et je suis vents, je suis fleurs et je suis ciment. Je suis des rêves, des souvenirs, des sentiments, des idéaux. Je suis animâle en fusion, évolution révolution. J'ai discerné quelques émotions, évolution révolution.
Je suis l'été, je suis l'automne, je suis l'hiver. Je suis la Lune versatile, je suis le Pendu litigieux. Je ne veux ni de l'Ermite, ni du Pape. Il y a derrière mes verres fumés un saule pleureur et je le garde. Un saule pleureur papillonnant. Frictions multicolores, qu'il peigne la toile. Chariot.




*EVOLUTION REVOLUTION- allumer-  - XIII*
# Posté le dimanche 23 septembre 2007 13:53
Modifié le mercredi 25 juin 2008 07:09

* OEUFS-BROUiLLES * *


Les phrases sont cousues sur des dialogues pisseux - je me dis un instant "ma laideur est photogénique" et j'oublie de couiner "mais bordel je suis morte!"

quelque chose qui déconne.
un sourire qu'a baisé la moitié des visages d'Australie vient me persécuter.
la ville murmure aux passants quelques conneries inhabituelles.
les pigeons chient à chacun de nos pas.
la machinerie hargneuse et hypocrite de la politesse s'emploie à nous rouiller l'existence.
jésus comprend qu'il s'est fait arnaquer après 21 siècles de ditation.
la timidi viole l'organisation des sentiments.
l
e Système intègre à nos cerveaux quelques séismes auxquels nous résistons à force de maudire.
avoir envie de l'accoutrement de Guillaume Tell à chaque nouvelle rencontre.
finir par se contredire.
divaguer pour les beaux yeux d'un clown qui fume tes os, histoire d'accélérer son cancer du poumon gauche: avec le droit, il construira un radeau.
assumer son imbécilité. jusqu'au bout d'elle.
où est la sortie? Il faut que j'aille aux wc maintenant...

*


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photo: vieux projet d'arpé avec Justine *

* ►OEUFS-BROUiLLES◄ * *
# Posté le dimanche 16 septembre 2007 10:05
Modifié le jeudi 03 juillet 2008 03:02

T - E - N - T - A - C - U - L - A - I - R - E Morphée morfale en morte fleur ▄ ▄ LiLiX (croquis crayon) ▄ ▄

 T - E - N - T - A - C - U - L - A - I - R - E  Morphée morfale en morte fleur  ▄ ▄ LiLiX (croquis crayon) ▄ ▄


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Papillon cristallin à l'orée du regard, en attente d'une autorisation de décoller. Relent suicide, carte postale, eden perdu, ivresse totale, chaleur humide.
Je suis morte ce jour, décapitée ici, entre deux rails, et c'est Charon qui m'a payée. On m'a installée en haut, depuis j'aime je hais, je baisse les yeux. La masse est heureuse, immense et baveuse et toi l'immobile, pinocchio spleeneur, t'appelles la tour de contrôle. T'es mon inverse, mon contraire physique. Tu brises les miroirs de ton sourire d'acier.
Je parle à un ange hystérique, je lui vole quelques cartes pour mieux te comprendre mais je ne comprends rien. T'es moite comme un gosse qu'a cauchemardé la moitié de son existence dans un placard de fer. Je décide de t'oublier, toi aussi. J'arrache mes yeux, je les balance, je laisse dormir mes orbites vides, sans plaisir ni déplaisir. J'entame le tracé d'une nouvelle vie.


Q u ' o n ... t e ... l è g u e ... m o n ... c r â n e ...
e n ... g a g e ... d e ... s o u v e n i r
.









" ... ça ressemble à revolver mais surtout à évolution ... " *



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Je m'ennuie ce soir. La gorge qui polarise, une de ces soifs externes qui démange et qui règne, envie de fresques, envie d'hallus, envie de lui*, envie de partir -sous un ciel de liqueurs, un ciel d'étoiles caillées [...]
Chanson d'amour plombé, du vague et dérisoire; Etude de l'inconscient, jveux savoir si l'Homme est enfin à bout. L'aride se barre les fleurs affluent je perds le sud. N'importe quoi n'importe comment..

Ce soir, je suis comme ton sac de billes percé.




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# Posté le jeudi 06 septembre 2007 15:02
Modifié le jeudi 03 juillet 2008 03:02

* ♂ Au Fil Du Temps ♀ * ▄ ▄ acrylique & feutres alcool sur toile ▄ ▄ *

* ♂ Au Fil Du Temps ♀  * ▄ ▄ acrylique & feutres alcool sur toile ▄ ▄ *
# Posté le dimanche 02 septembre 2007 14:02
Modifié le jeudi 03 juillet 2008 03:03

**BALADE DU DOUBLE JE - Ou complainte à la presque fin du monde *

**BALADE DU DOUBLE JE - Ou complainte à la presque fin du monde   *
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Le pocker de La Vie t'a désignée coupable et les bourreaux des corps arrivent exécrables écarteler ton c½ur, y a comme une ranc½ur mais c'est moi qui la porte.
-Balade électrochoc et mélodie cyanure, défilé vitriol sous baby-doll armure et sourir's imbécil's découvrant vos dents grises (On the beach, bitch Racisto délirium)
-(Souvenirs mitraillés) ; t'as chaud, maint'nant t'as oublié jusqu'à mon numéro, mêm' Jésus t'abandonne, te regarde de haut et t'implore en geignant de changer de propos au risque d'être interne aux cieux dans son Zoo.. Notre masque est tombé alors t'as dit amen la gueule enfarinée.
-les Alliénist's défil'nt pour t'caricaturer et jettent leur verdict aux relents de cognac : tu t'fais cataloguer sur la list' des claqués; tu t'rhabilles / tu t'maquilles et tu finis ton pack. Ta psycho logogriphe est baveuse et noyée, t'as comm' des ématomes au c½ur et aux poumons qui t'empêchent de crier :
" Moi je suis le pommier ainsi les dieux m'accablent mais je suis d'ailleurs et j'ai de quoi tenir, j'ai rien de moribond " ... C'est moi qui dit amen et couchés les mormons (un drôle de badsleeping)..
-Juliette et Roméo, fiers amants vénéneux, t'accordent leur pitié lorsqu' au fond de leurs yeux t'aperçois mon reflet aux bras de Pierrot mort, les deux vainqueurs s'étreignent en assurant qu'il dort.
-Tatouée sur ta cervell'qui rouille de chagrin, ma photo de Rimbaud s'égratigne et s'enflamme
t'es comme un bateau ivre et t'échoues pas si loin d'edenland no smoking ; que personn' ne t'en damne ! Pitié / Pitié / Tout meurt.
. [une souris verte, je l'attrape par la queue, je la montre à ces messieurs.....]
-Je connais les cul d'sac de tous les souterrains, je sais que l'utérus de la Vierge Marie n'a jamais contenu que des fumées hallucinatoires; toi tu es seule et sale en proie aux insomnies mais j'espèr' sincèr'ment que tous nos lendemains ne seront plus ce temps perdu à fumer et à boire (sorry crazy mort aux rats...)
--Je rénov' les parois de ton c½ur suicidaire en priant Marilyn de venir nous sourire, elle apporte un linceul et Jésus l'accompagne, parce qu'elle l'a bien taillé ce doux dingue influent.. Et merde / Et merde / Et merde / Et merde / Salope -


v o t r e ... c o r r e s p o n d an t ... n' e s t ... p l u s ... e n ... l i g n e

--Quelqu'un a dit
" vous êtes habitués au pouvoir comme à la viande saignante "
et je lui réponds " bien cuit for me car j'ai les tripes qui sursautent et qui souffrent "
un autre écrit " la question ne se pose pas il y a trop de vent "
et je lui réponds " le barbecue ne marche pas que si le ciel urine "
et d'ailleurs, y en a un qui disait " celui qui pense se trompe beaucoup "
--alors pAnse, Marilyn, and shut your mouth / red mouth / sang de steak / damned ! panse moi


v o t r e ... c o r r e s p o n d an t ... n' e s t ... p l u s ... e n ... l i g n e

-nous sommes comme la pivoine aux pétales-hémoglobine et vos sourires, charmants naufrages, crissent le long de notre colonne vertébrale ; y a des incisions blanches sur notre peau de vie morte et quelques marques d'amours infirmes.
des ombres magnigiques surgissent du firmament, quelques espoirs frétillent mais la mort ironique ne les libère jamais depuis l'ère des géants,
-bye
-c'était la dernière dose
-...

-Je t'AiMe, Je.

v o t r e ... c o r r e s p o n d an t ... n' e s t ... p l u s ... e n ... l i g n e






# Posté le dimanche 26 août 2007 15:52
Modifié le samedi 10 novembre 2007 12:03