Question de dosage, même si nos subtilités sont contrastées, tu verras, du rose à bout d'horizon...
J' 'encre à tout va, le papier chiale à force d'être rapé, tant pis pour lui. Et tant pis pour moi s'il me fait faux bon, d'ailleurs. Pénible envie de réfléchir dans un vide équivoque, en ce moment.
Entretient de grands matricules, idées reçues, idées foutues, mais j'ai pas l'ambition fertile. Rien qui brosse le remord. Je suis l'arbre et le réverbère, l'éléphant puis le revolver. [Terrible] envie de partir, donner de la couleur à l'asphalte, se faire bouffer par l'espace. Je veux tirer à bout portant dans ce "là" de misère pour une superbe étoile, pour que ton sourire carbonise. Un nouveau paradis, vapeurs artificielles, lâchez mes étiquettes. Les cils qui s'enflamment, les dents qui m'abîment, les yeux qui mordorent, les mains qui argentent, les chemins se tairont pour que le vent picore tranquille. Du rose à bout d'horizon, tu verras *
Hey, toi, tu sais,
L'oiseau enterré fait le deuil de nos merdes.
Convertis l'aiguille en fleur et arrondis l'éclair,
et crie, le monde se tait
il s'éloigne avec ton sale écho.
L'oiseau enterré fait le deuil de nos merdes.
Convertis l'aiguille en fleur et arrondis l'éclair,
et crie, le monde se tait
il s'éloigne avec ton sale écho.
J'écris j'écris j'écris, plus en plus fort, à m'en broyer les mâchoires des mains ; j'ai peur de ne plus savoir rien dire un jour, mais j'aurai de quoi relire ce qui vogue vague dans mon BoOm - et toi, tu seras encore là, parce que j'ai envie besoin.
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Je suis l'été, je suis l'automne, je suis l'hiver. Je suis demain, je suis ailleurs. Je suis ici ; vous ne savez pas. Je suis l'abdomen du rien, je digère des brumes et des vagues. Je suis le feu, je suis la glace, je suis carmin et je suis pâle. Je suis pessimiste et plastique, modulable étanche et futile. Je me taris et vous donne quelques images à consommer. Je suis la feuille et je suis l'encre, je suis la toile vierge et luisante. Je suis de peau, de chaire et d'os, je suis de sang, de larmes, de sueurs, je suis cicatrices et rumeurs. Je suis couleurs et je suis vents, je suis fleurs et je suis ciment. Je suis des rêves, des souvenirs, des sentiments, des idéaux. Je suis animâle en fusion, évolution révolution. J'ai discerné quelques émotions, évolution révolution.
Je suis l'été, je suis l'automne, je suis l'hiver. Je suis la Lune versatile, je suis le Pendu litigieux. Je ne veux ni de l'Ermite, ni du Pape. Il y a derrière mes verres fumés un saule pleureur et je le garde. Un saule pleureur papillonnant. Frictions multicolores, qu'il peigne la toile. Chariot.

